SysMilan  News  N°2 -  Mai  2006
sécurité - alarmes - détections - géolocalisation
vidéo surveillance - biométrie - accès
Edito

Le récent congrès « Sicurezza 2006 » à Milan ( Italie ) en avril 2006 a été l'occasion d'officialiser le partenariat entre SYS.MI.LAN et l'Association Italienne des Professionnels de la Sécurité ( A.I.P.S. ).


L'A.I.P.S. a confié à SYS.MI.LAN la tâche de prendre contact avec les associations européennes d'installateurs pour créer une Fédération Européenne comportant seulement les Professionnels de la Sécurité ( installateurs ).

Il existe en Europe la fédération Euralarm mais celle-ci réunit les associations locales de constructeurs, installateurs, sociétés de gardiennage.
Euralarm représente environ 700 sociétés avec un chiffre d'affaires de 3,5 Billions d'Euros ( 3,5 millions de millions d'Euros ), environ les 70 % du marché européen total. Parmi les membres d'Euralarm figurent des géants comme GE Security, Siemens, Bosch, Honeywell, Tyco, Chubb, … .

L'Italie participe à Euralarm via l' ANCISS ( Association Italienne Sécurité et Automation des Immeubles ) – ANIE ( Association Nationale des Industries Electrotechnique et Electroniques ) .

L'A.I.P.S., forte de 150 membres exclusivement installateurs, retient indispensable garder son indépendance des constructeurs et, tout en étant partenaire de l' ANCISS – ANIE, ne participe pas à Eurolarm.

Si la mission d'Euralarm est d'influencer la croissance positive du marché et la valeur ajoutée des sociétés membres, la mission que l'A.I.P.S. se propose de développer avec une fédération de seuls installateurs est le partenariat avec le client, ayant comme objectif la formation et la compétence du professionnel : pour étudier les réels besoins du client et l'orienter vers le système de protection le mieux adapté à son besoin.

A ce jour les associations contactées sont le GPMSE ( France ), l'AES ( Espagne ), Belgique ( ALIA ).

Une première réunion pourrait être envisagée en Italie ou en Suisse.

 

Marco Tirelli
Directeur technique

 

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Nos anciennes news :
News N°1 - Avril 2006

 

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Comment choisir
une caméra de vidéosurveillance ?

Les fiches techniques des « caméras de vidéosurveillance » présentent un nombre important de paramètres, dont beaucoup sont des « standards », imposés soit par les normes, soit par l'état de l'art.

Pour choisir une caméra, il faut analyser quelques paramètres importants qui doivent impérativement être reportés dans la notice technique.

Comme dans le cas de l'oeil, la qualité de l'image « enregistrée » par une caméra obéit aux lois de l' « optique » ( analogie avec la «  dioptrie  » ), de la « physique » ( analogie avec les «  cellules sensorielles  » ) et de l'« électronique » ( analogie avec le «  nerf optique  » ).

Les paramètres qui influencent cette qualité d'image sont :

Les paramètres « physiques »

•  Taille du capteur CCD . Comme la rétine pour l'oeil, le CCD ( abréviation de Charge Coupled Device, dont l'invention date de 1970 ) est le cœur de la caméra. Il permet de transformer l'image en courant électrique et donc en signal vidéo. Sur le marché on trouve des caméras avec des capteurs CCD de 1/3'' ( 4,8 mm x 3,6 mm ) et de ¼'' ( 3,2 mm x 2,7 mm , moins chère à l'achat ).

Sans entrer dans les détails de l'optique ( la prochaine Newsletter traitera les objectifs et les lois de l'optique ), tout autre paramètre identique , un CCD de 1/3'' donnerait théoriquement sur l'écran du moniteur une image d'environ 30 % plus grande que celle obtenue avec un CCD de ¼''.

Ceci n'est plus vrai aujourd'hui car les progrès de l'électronique assurent une résolution comparable pour les CCD de ¼'' et de 1/3''.

Les meilleures caméras de vidéosurveillance sont équipées de CCD Super HAD ( brevet Sony ) de 1/3'', beaucoup plus chers : ces CCD sont en effet très riches en pixels ( haute résolution ) et recouverts par des lentilles microscopiques qui amplifient la lumière sur chaque pixel et rendent la caméra plus performante en conditions de basse luminosité.

•  La résolution . Il s'agit de la résolution horizontale ( celle verticale est toujours fixe, 625 lignes pour le standard européen ), c'est-à-dire l'aptitude de la caméra à reconnaître les détails.

Plus la résolution est élevée, meilleure sera la reconnaissance des détails. Les meilleures caméras ont une résolution qui atteint les 570 lignes en N&B et les 480 lignes en couleur.

Pour la reconnaissance, l'image en N&B est donc mieux adaptée qu'une image en couleur.

•  La sensibilité . Elle indique le niveau minimum d'éclairement nécessaire à la caméra pour « capter » l'image. Ce paramètre doit être mesuré selon des critères bien définis dans le référentiel IRE – Institute of Radio Engineers - le jour et la nuit.

Il est donc essentiel que l'installateur tienne compte de l'éclairement de l'endroit qu'il faut surveiller au moment où l'on veut surveiller.

A titre d'exemple, les meilleures caméras de vidéosurveillance d'intérieur présentent une sensibilité de 0,09 lux en N et B mais 0,5 lux en couleur  : en couleur elles sont 5 fois moins sensibles qu'en noir et blanc. Les images nous apparaissent meilleures que celles en N&B seulement parce que les images en couleur sont plus agréables.

Ceci explique que les caméras destinées à la vidéosurveillance J &N ( Jour et Nuit ou Day and Night ) commutent en N et B la nuit : théoriquement la caméra couleur peut « bien voir » jusqu'au crépuscule alors que la même caméra en N&B peut « bien voir » dans une nuit de pleine lune.

On comprend aisément qu'une altération simultanée de la résolution et de la sensibilité dégrade la qualité d'image de façon non linéaire et crée des difficultés, voire une impossibilité à reconnaître les détails.

Les paramètres « électroniques »

•  Le rapport signal/bruit . Ce rapport doit être toujours supérieur à 50 dB et doit être mesuré selon le référentiel IRE.

Ce rapport a un comportement non linéaire  : sans entrer dans les détails, nous pouvons dire qu'une caméra qui a un rapport de 50 dB détecte un signal 300 fois inférieur au signal minimum alors que celle qui a un rapport de 55 dB ( 10 % en plus ) peut détecter un signal 400 fois inférieur au signal minimum, soit 33 % de plus.

•  Le gain vidéo . C'est le niveau d'amplification maximale admissible pour le signal avant la saturation ( aveuglement ) de la caméra. Ce paramètre a aussi un comportement non linéaire : un gain de 21 dB, normal pour une bonne caméra de vidéosurveillance, permet d'amplifier le signal presque 16 fois avant de saturer la caméra alors qu'un gain de 18 dB ( 15 % en moins ) permet d'amplifier le signal seulement 8 fois ( - 50 % ).

Nous avons traité ici les paramètres « physiques » et « électroniques ». Dans la prochaine Newsletter nous analyserons les paramètres « optiques », aussi importants que les paramètres précédents.

En effet, comme pour l'oeil, même la plus performante des caméras doit être équipée d'un dispositif « optique » ( objectif ) pour voir à distance.


 

Précautions à prendre avant d'installer un système électronique d'anti-intrusion :

Avant toute protection électronique, il est indispensable de vérifier les conditions de sécurité, et identifier et renforcer, s'il y a lieu, les points faibles ( portes peu résistantes, fenêtres à fermeture précaire, volets légers et/ou mal ajustés, serrures ou verrous mal fixés, … ).
Le but de toute protection mécanique est de retarder, voire dissuader le cambrioleur, car le temps est son pire ennemi. Plus on lui complique la tâche, meilleur est le niveau de sécurité atteint.

En particulier il faut :

•  vérifier les endroits par lesquels les malfaiteurs peuvent entrer : balcons, fenêtres, points d'appui, ...
•  analyser les conditions d'éclairage des lieux : un faible éclairage constitue une vraie opportunité pour les actes malveillants,
•  évaluer la résistance des volets, des barreaux, des portes, …
•  prendre en compte la proximité d'autres habitations dont les occupants pourraient, directement ou indirectement, décourager des tentatives de vol. Dans tous les cas les premières mesures à prendre sont :
•  prévoir des ouvertures résistantes et aux normes,
•  utiliser des clefs à duplication contrôlée,
•  si l'on y est obligé, confier les clefs seulement aux personnes de confiance,
•  changer les serrures si l'on perd même une seule clef,
•  avoir des portes le plus possible similaires à celles du voisinage, afin de ne pas attire l'oeil,
•  préférer des volets métalliques à ceux en plastique ou en bois, plus faciles à ouvrir, éventuellement équipés de barres anti-effraction,
•  installer sur les menuiseries un dispositif intérieur de blocage d'ouverture,
•  avoir des barreaux bien ancrés dans le mur, assez rapprochés,
•  se rappeler qu'il n'y a pas de cachettes que les voleurs ne trouvent pas,
•  tenir compte qu'il n'y a pas de protection inviolable pour un voleur qui dispose de tout son temps. Dans tous les cas adopter quelques précautions :
•  Verrouiller portes et fenêtres, même pour quelques minutes ,
•  Ne pas cacher les clefs dans des endroits connus ( paillasson, pot de fleur, … )
•  Ne pas laisser traîner des outils utilisables soit pour l'effraction, soit pour entrer
•  S'organiser pour ne pas faire état de votre absence ( message sur le répondeur, courrier en souffrance, … )

C'est seulement après cet état des lieux, que l'on peut faire appel à un professionnel de la sécurité électronique qui intégrera ces informations à son expérience et à sa sensibilité.
L'installation est comme un vêtement sur mesure : un vrai professionnel saura conseiller la meilleure solution en termes de coût, bénéfice, aptitude, efficacité, esthétique.
L'idéal est de créer une boucle défensive avec une protection périmétrique et volumétrique. Une fois l'installation réalisée, il faut :

•  Suivre scrupuleusement les instructions de l'installateur,
•  Conserver en lieu sûr les schémas de l'installation ou les codes,
•  Vérifier périodiquement le bon fonctionnement de l'installation,
•  Insérer toutes les fois que l'on sort, même pour quelques minutes, le système d'alarme.